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Final Fantasy VI

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« La guerre des Magi… Quand les flammes s’éteignirent à la fin du combat, toute trace de magie avait disparu du monde qui gisait en ruine.
1000 ans plus tard… L’acier, la poudre noire et la technologie ont remplacé la magie et redonné au monde sa gloire d’antan. Cependant, quelqu’un cherche à faire renaître le pouvoir légendaire de la magie afin de conquérir le monde entier. Qui oserait commettre les mêmes erreurs qu’il y a 1000 ans ? L’histoire se répétera-t-elle ? »

C'est sur ce prologue que démarre le sixième opus de la série Final Fantasy. Sorti au Japon sur Super Famicom en avril 1994, Final Fantasy VI accueille le joueur avec un nouveau scénario finement élaboré. Durant la guerre des Magi, les dieux ont créé des créatures appelées "espers" auxquelles ils ont conféré des pouvoirs magiques et qui vivent depuis dans une autre dimension à l'abri des humains. Mais l'Empereur Gestahl a découvert l'entrée du monde des espers et a capturé plusieurs créatures dans le but d'extraire leurs pouvoirs magiques et d'en imprégner des humains et des machines. Cette technologie, nommée Magitek, surpasse largement les forces de combat des autres nations. L'Empire Gestahlian, ayant ainsi imposé sa puissance dans le continent austral, s'apprête maintenant à marcher vers le nord dans l'objectif de conquérir le monde entier. (Rien que ça !)

Mais quelques résistants sont bien déterminés à lutter farouchement contre cette invasion impériale...

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Sur Super Nintendo : trois soldats en armures Magitek, face à un Esper gelé, puis l'équipe qui retrouve la même créature un peu plus tard. Enfin, une scène dans un train fantôme, un poil oppressant.

Si le scénario, ancré dans un monde à l'ambiance Steampunk, est globalement assez oppressant, Square parvient néanmoins à faire retomber la pression grâce aux nombreux moments comiques qui peuplent les dialogues.

Le joueur découvrira, au cours de l'histoire, un total de quatorze personnages jouables :

  • Terra, une jeune femme mi-humaine mi-esper, que l'Empire utilise comme une arme, jusqu'à ce que son contrôle sur elle soit détruit.
  • Locke, un "chercheur de trésor" (un voleur, quoi) et sympathisant des rebelles.
  • Edgar, roi de Figaro qui clame son allégeance à l'Empire mais soutient en secret la résistance.
  • Sabin, le frère d'Edgar, qui a fui la cour pour se lancer dans les arts martiaux.
  • Cyan, un chevalier du royaume de Doma.
  • Gau, un enfant sauvage recueilli par l'équipe.
  • Celes, un ancien général de l'empire et un chevalier Magitek. Précisons qu'il s'agit d'une femme, puisque aucun des épithètes employés ne s'utilise au féminin...
  • Setzer, le joueur invétéré et coureur de jupons qui offrira à l'équipe la possibilité d'utiliser son aéronef pour voyager.
  • Shadow, un mercenaire ninja prêt à offrir ses services aussi bien à l'Empire qu'à la résistance, du moment qu'il est grassement payé.
  • Relm, une jeune fille de Thamasa qui s'entend étonnamment bien avec le chien de Shadow, alors que celui-ci déteste ordinairement tout le monde.
  • Strago, le grand-père adoptif de Relm et l'un des derniers Mages bleus.
  • Mog, un Moogle doué de parole.
  • Umaro, un loyal yéti qui n'obéit qu'à Mog.
  • Gogo, un mystérieux mime de genre indéfini, que l'équipe rencontrera au fond de l'estomac d'un monstre...

Comme toujours, ou presque, dans les Final Fantasy, le groupe contrôlé par le joueur ne peut contenir que quatre personnages, mais contrairement aux précédents opus, le choix des membres de son équipe n'est pas seulement contrôlé par l'histoire. A différents moments du jeu, le joueur est invité à choisir lui-même les personnages qu'il souhaite utiliser pour la section suivante de l'histoire, offrant une grande rejouabilité pour tester différentes stratégies selon les capacités spécifiques à chaque héros.

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Toujours sur SNES, l'équipe divisée en 3 groupes, principalement composés de Moogles (on y vient juste après), le joueur qui est invité à choisir entre 3 scénarios suite à la séparation de l'équipe en plusieurs groupes et finalement le joueur amené à composer lui-même 3 groupes pour la suite de l'histoire.

Comme je vous l'avais annoncé dans l'article précédent, Final Fantasy VI accorde une place plus importante aux Moogles. Petits personnages ailés blancs ou roses, qui arborent généralement une petite boule rouge pendouillant au dessus de leur tête, les adorables Moogles (presque aussi adorables que les Chocobos, mais faut pas exagérer non plus !) font une première brève apparition dans Final Fantasy III, en tant que gardes du corps du sage Doga, et une deuxième plus longue dans Final Fantasy V, où les héros rencontrent un Moogle qui les conduit jusqu'à son village. Dans Final Fantasy VI, ils font partie intégrante du scénario. Ils vivent en ermites dans les mines de Narshe et ne s'approchent généralement pas des humains. Pourtant, ils aideront Locke à sauver Terra des impériaux et le joueur aura même la possibilité de combattre temporairement avec des groupes entiers de Moogles ! Mais on retiendra surtout la présence de Mog en tant que personnage jouable, à partir d'un certain stade de l'aventure. Très appréciés des fans, on retrouvera les Moogles dans presque tous les épisodes suivants de Final Fantasy !

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N'est-il pas trop craquant ? <3

Une nouveauté qui saute aux yeux dès l'écran d'introduction du jeu est l'utilisation du mode graphique Mode 7, un système, apparu sur la Super Nintendo, qui permet à un arrière-plan texturé d'être pivoté pour donner un effet de perspective, malgré des graphiques 2D. Ça ne vaut bien évidemment pas la 3D, mais pour l'époque, c'est déjà un joli effet !

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Sur Super NES, l'utilisation de Mode 7 durant le générique d'introduction et lors des déplacements sur l'overworld (notez au passage la mini-carte présente dans l'angle : ajout révolutionnaire qui manquait à tous les épisodes précédents !).

Enfin, ce jeu ne serait que l'ombre de lui-même sans la fantastique musique de l'éternel compositeur de la saga, Nobuo Uematsu, qui vous prend aux tripes dans les moments intenses et vous égaie dans les moments plus joyeux.

A l'instar des premier et quatrième opus, Final Fantasy VI sera traduit en anglais et sortira aux Etats-Unis à peine quelques mois après sa sortie au Japon. Mais... (vous le voyez venir non ?) puisque seulement deux épisodes sont sortis en Amérique jusqu'à présent, Square décide de renommer le jeu en... Final Fantasy III.

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L'écran de titre sur Super Famicom et sur Super Nintendo...

Par la suite, le jeu a été porté sur PlayStation en 1999, sur Game Boy Advance en 2006, puis sur iPhone et Android en 2014. Final Fantasy VI est considéré par beaucoup comme l'un des meilleurs jeux de la série. Pour preuve, le magazine Nintendo Power le classe 8e meilleur jeu Nintendo et ScrewAttack le porte à la 3e place des meilleurs jeux sortis sur Super Nintendo.

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Trois images extraites de la cinématique d'introduction sur PlayStation, où l'on peut voir Sabin en pleine méditation et Terra sous le contrôle de l'empire.

Mais si Final Fantasy VI a une foule de fans, ils sont certainement encore plus nombreux a ne jurer que par l'épisode suivant, celui qui a totalement révolutionné la saga et qui sera le sujet de mon prochain article : Final Fantasy VII. (Ça c'est du teasing !) À très bientôt !

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