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Final Fantasy

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Toute personne qui n'a pas vécu dans une grotte durant ces 27 dernières années a nécessairement déjà entendu parler de Final Fantasy. Cette série de jeux vidéo, développée par la société japonaise Square, est l'une des pionnières du genre RPG actuel.

Créée en 1983, Square développe des jeux vidéos pour les différents modèles d'ordinateurs japonais. Vers 1985, l'entreprise obtient la licence pour pouvoir développer des jeux sur la Famicom de Nintendo, mais le succès des premières années s'estompe et les problèmes financiers font rapidement leur apparition...

A peu près au même moment, la société concurrente Enix sort son RPG Dragon Quest (renommé Dragon Warrior aux États-Unis) qui fait immédiatement fureur dès sa sortie en 1986 sur Famicom. Voyant cela, le directeur de développement chez Square, Hironobu Sakaguchi, décide de suivre le mouvement et de créer un RPG. Le jeu est intitulé Final Fantasy, en référence à la situation précaire de la firme et à la forte probabilité que ce jeu soit sa dernière production. (Pour une série qui se révèlera être l'une des plus prolifiques de l'histoire des jeux vidéo, c'est cocasse !)

Mais parlons du jeu Final Fantasy en lui-même, premier opus de la série du même nom. Sorti en 1987 au Japon, puis aux États-Unis trois ans plus tard, son scénario de départ est un classique du genre. En résumé, le monde a sombré dans les ténèbres : le vent s'est arrêté, la mer s'est déchaînée et la terre a commencé à trembler. Les gens n'ont plus pour seul espoir qu'une prophétie annonçant la venue salvatrice de quatre guerriers.

Au commencement du jeu, le joueur est invité immédiatement à créer les quatre personnages en question, en choisissant pour chaque une classe parmi six :

  • "Guerrier", autrement dit, le bourrin, qui pourra devenir "Paladin" plus tard dans le jeu.
  • "Ceinture noire", le spécialiste des arts martiaux (qui, allez savoir pourquoi, a été renommé "Moine" dans les versions ultérieures du jeu...), futur "Maître".
  • "Voleur", un guerrier moins fort, très doué pour s'enfuir (un couard, oui, tout à fait !) qui pourra évoluer en "Ninja".
  • "Mage blanc", le spécialiste de la magie blanche, qui précède le stade de "Sage blanc".
  • "Mage noir", le spécialiste de la magie noire, qui précède le stade de "Sage noir".
  • "Mage rouge", un micmac de guerrier, de mage blanc et de mage noir. Et devinez quel est le stade supérieur ? Oui, bravo, c'est bien "Sage rouge" !

Le joueur peut nommer chacun des quatre héros puis le jeu démarre pour de bon.

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Sur NES, l'écran de création des personnages, l'overworld et l'interface de combat.

Nos héros apparaissent près du royaume de Cornélia, dont ils apprennent que la princesse a été enlevée par un grand méchant nommé Garland. Leur première mission consiste donc à aller lui régler son compte pour délivrer la donzelle. C'est seulement suite à cela que le scénario se dévoile un peu plus : les quatre cristaux élémentaires, représentant la terre, le feu, l'eau et le vent, sont devenus noirs, plongeant le monde dans le chaos. Nos quatre guerriers, qui portent chacun un cristal, sont chargés de les faire briller à nouveau afin de rétablir l'ordre et la paix.

Le gameplay de Final Fantasy suit les préceptes habituels des jeux de rôle : le joueur se déplace sur une carte (on parle généralement de l'overworld) et rencontre aléatoirement des monstres qu'il combat. Les combats se déroulent au tour par tour, avec la possibilité pour chaque personnage d'attaquer un ennemi, de se soigner ou d'essayer de prendre la fuite. Si les monstres sont vaincus, l'équipe remporte des "gils" (la monnaie locale) qui offrent la possibilité d'acheter armes, armures, objets et sorts, et de l'expérience qui permet de gagner en niveau et d'augmenter sa force, sa vigueur, sa vie, etc.

Pour Square, ce premier opus est salvateur. Il connaît immédiatement le succès grâce à ses graphismes de très bonne qualité pour l'époque (eh oui !), son scénario original (pour l'époque, encore une fois) et sa superbe musique composée par Nobuo Uematsu (avec le bon son de la NES, comme on l'aime !).

Le jeu sera par la suite réédité sur différentes plateformes et arrivera même jusqu'en Europe en 2003 / 2004, grâce aux compilations des deux premiers épisodes sur PlayStation (sous le nom Final Fantasy Origins) et sur Game Boy Advance (sous le nom Final Fantasy I & II: Dawn of Souls). Plus récemment, une version sur PlayStation Portable est également sortie, ainsi que sur mobile.

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Sur GBA, l'écran de création des personnages, l'overworld et l'interface de combat (très similaires à ceux de la version PlayStation)

Ces rééditions modernes se dotent de graphismes largement améliorés et d'une bande son totalement remixée. La version PlayStation dispose même de scènes cinématiques !

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Incontournable dans le domaine du jeu vidéo rétro, ce premier épisode de Final Fantasy pose les bases d'une gigantesque franchise. La société Square est parvenue à renflouer les caisses, avec 1.5 million d'exemplaires vendus, et elle n'a pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin !

Bonne rentrée à tous et à très vite pour la suite !

Posté dans : Geek
Mots-clés : Famicom, Final Fantasy, jeu vidéo, NES, Nintendo

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