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Horizon Zero Dawn

1 commentaire

Aujourd'hui, à quelques 40 heures de jeu et un niveau 27 fraîchement atteint, j'ai pris mon plus beau clavier pour vous parler d'Horizon Zero Dawn, le jeu qui tourne dans ma PS4 depuis quelques semaines.

L’histoire

« Dans cet univers post-apocalyptique vibrant et luxuriant, d'énormes créatures mécaniques parcourent les terres qu'elles ont arrachées des mains de l'humanité. Vous incarnez Aloy, une chasseuse habile et curieuse qui ne compte que sur elle-même pour rester en vie et se protéger des machines. »

Voici le pitch présentant le jeu Horizon Zero Dawn, un AAA d’action/RPG en monde ouvert publié par Sony Interactive Entertainment (et développé par Guerilla Games) en mars 2017. Installée profondément dans un univers post-apo, l’histoire d’HZD est une dystopie relatant l’effondrement de la civilisation humaine après la domination de créatures robotiques. (Spoiler alert : ce sont les humains qui ont créé ces machines. Devenues hors de contrôle et capables de "se reproduire", ces machines ont détruit le monde.)

Coucou, c'est moi, Aloy !

Vous incarnez donc Aloy, une rouquine bien badass, qui va botter les fesses des robots et des Hommes qu’elle va croiser. On comprend rapidement que le monde ne nous apprécie pas vraiment mais que c'est bien "nous" la clé de l'histoire. C'est en suivant les traces de notre passé que nous comprendrons petit à petit le « pourquoi du comment » l'Homme a perdu le contrôle de ces machines et que nous tenterons d'y apporter une réponse.

Une direction artistique à couper le souffle

Pour commencer, la première chose à noter sur ce jeu c’est sa beauté. J’ai toujours eu du mal avec les jeux 3D/réalistes, trouvant généralement les mouvements humains peu naturels, les textures bidon (avec un aspect poupée de cire très désagréable), la lumière trop artificielle et l’affichage souvent glitché à la manière Picasso. Et bien ce n’est pas le cas du tout pour Horizon Zero Dawn : ce jeu est MA-GNI-FAÏÏÏ-QUE (ma chérie !). Ce jeu est une véritable claque esthétique, proposant avec maîtrise une diversité de paysages et d’ambiances. Faune et flore (robots compris) sont incroyablement développées dans leurs aspects, leurs mouvements, leurs bruits. Il n’est pas rare de murmurer un « waouh » d’émerveillement en plein jeu et de lâcher la manette quelques instants pour admirer les décors (urbains, moyenâgeux, sauvages), bercé·e par la riche bande originale d’HZD.

Je tiens à soulever la maîtrise de la lumière et des ombres, qui me laisse généralement sans voix à chaque lever ou coucher de soleil, ainsi que la gestuelle des robots qui est très calquée sur celle des animaux sauvages tels que le tigre, l’antilope ou l’alligator.

Et le jeu alors ?

Open world & combats

Pour ne rien vous cacher, les premières heures de jeu m’ont beaucoup déçue. Étant une fan inconditionnelle de Tomb Raider, j’ai tout d’abord ressenti comme un énorme (et mauvais) copier/coller de ma licence fétiche, le fait que le personnage principal soit une femme maniant l’arc n’aidant pas. La prise en main et la manipulation d’Aloy sont quasiment identiques et l’utilisation du focus (sorte d'oreillette Bluetooth qui affiche des informations en réalité mixte sur l'environnement) n’est pas sans rappeler la fonctionnalité "instinct" de cette adorable Lara Croft.

À gauche : fonctionnement du focus /  à droite : énorme machine qui m'a quasiment assassinée juste après ce screenshot douteux.

Ce premier ressenti a vite été contrebalancé après les premières quêtes par la mise en place du plot principal. La diversité du bestiaire induit une complexité dans les combats que j’ai rarement trouvée ailleurs. Si les conflits avec les ennemis humains sont inintéressants, la gestion des combats avec les robots est toute autre. Pour vous la faire courte :

  • Il existe plusieurs types d’armes permettant du combat rapproché, du combat à distance (avec des flèches spécifiques), du lancer de bombes spécifiques (gel, feu, électricité) et de la pose de pièges. Le switch entre chaque type en combat est vraiment très fluide et les combinaisons sont inévitables.
  • Chaque race de robots implique une stratégie et un système de combat, un choix de pièges et de potions. Ça paraît logique mais c’est loin d’être simple car vous êtes rarement attaqué·e·s par un seul type de machines à la fois.
  • Il est possible de pirater des machines (pour en faire une monture par exemple), mais aussi de les tuer furtivement, de les escalader...

De gauche à droite : combat contre des Testudiens, choix des armes et des munitions, vue camouflée avec des machines se dirigeant tout droit sur mon piège.

Les combats sont donc extrêmement dynamiques et offrent un véritable challenge. La mort d’Aloy vient assez rapidement en cas d’inattention. L’arbre de compétences et la customisation des armes et des armures n’ont rien d’extraordinaire mais ils permettent d’installer un petit confort de jeu (enfin surtout pour les combats).

Un contenu riche

Dans son ensemble le gameplay est plutôt complet et loin d’être désagréable. On retrouve certaines similitudes avec The Witcher 3 : Wild Hunt pour le mélange d’action et d'infiltration en monde ouvert. La notion d’observation est très importante, tant pour la réalisation des quêtes que pour l’apprentissage du bestiaire, même si ce n’est pas du tout le point fort du jeu. Le joueur est souvent trop assisté et trouver une issue/un objet/un personnage n’a rien de compliqué puisque toutes les zones sont indiquées soit sur la carte, soit grâce au focus, soit grâce à des marqueurs d’escalade JAUNE RÉFLÉCHISSANT. Et en parlant de l'escalade justement, si les combats sont très fluides, ce n’est pas du tout le cas de la grimpette qui reste excessivement scriptée et n'apporte aucune difficulté.

La magnifique cité de Méridian.

L’histoire principale est émouvante et amène à la réflexion mais les quêtes qui y sont rattachées sont souvent trop répétitives. La mission principale n’a finalement d’intérêt que pour débloquer des zones de la carte et accéder aux quêtes annexes qui s'avèrent, à l’inverse, très ludiques, intéressantes et un brin plus complexes. Le contenu est généreux sans en faire des tonnes, la narration est plaisante et les quêtes sont bien ficelées.

Un discours moderne et féministe

Au-delà des aspects que je viens de présenter, ce qui m’a conquise dans HZD c’est son discours parfaitement adapté au monde actuel car ce jeu est avant tout une histoire profonde qui aborde les thèmes de la position de la femme dans la société, de la discrimination et des revendications raciales. Bref, il fait probablement partie de mes derniers coups de cœur !

Posté dans : Geek
Mots-clés : féministe, Horizon Zero Dawn, jeu vidéo, PlayStation

  1. Marie

    Salut, quel jeu cool. J'espère l'avoir à Noël.

    Répondre

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