Le blog - idéveloppement : agence web Bordeaux utilise des cookies pour vous garantir une bonne expérience de navigation. Si vous continuez à visiter notre site, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies. En savoir plus

Micro-consoles : quel potentiel ?

Aucun commentaire

Apparues l’année dernière sur Kickstarter, les premières micro-consoles arriveront dès cet été sur le marché.

Un marché dominé par Sony, Microsoft et Nintendo et où l'engouement suscité par les consoles Next-Gen (le revendeur Britanique BlockBuster à enregistré le plus gros taux de précommandes de son historie grâce à la Xbox One ) nous laisse penser que la tendance n’est pas prête de s’inverser.

Rappelons que les micro-consoles peuvent être définies comme des versions low-cost de leurs cousines classiques. Légères et compactes, elles se connectent facilement à un téléviseur afin de jouer à des jeux de type "arcade" habituellement destinés aux smartphones et tablettes.

De ce fait, je ne considère pas la Shield de Nvidia, la Xi3 Piston ainsi que la RadgerEdge comme telles, mais comme des solutions alternatives, en raison de leur prix, compris entre 349 et 1500 $.

Reste donc, dans l’ordre de leur popularité respective, la OUYA, le GameStick et le GamePop.

Trois consoles dont le fonctionnement et  le modèle économique diffèrent.

Le GameStick et le GamePop bénéficieront de leurs propres plateformes dédiées afin de pouvoir télécharger une sélection de jeu présent sur GooglePlay.
De la même manière que sur nos terminaux mobiles, il suffit de choisir son application dans le catalogue et de l’installer sur sa console.

La OUYA permettra de streamer directement via OnLive des jeux propres à la plateforme de Google, mais aussi développés spécialement pour la machine. C’est aussi la seule console libre et ouverte aux "hackers" afin de pouvoir y installer, entre autres, émulateurs et homebrews.

En matière de design, le GameStick propose une solution compacte, où la console, que l’on pourrait confondre avec une clef USB, se branche sur le port HDMI de la télévision, et peut être rangée directement dans la manette.

Le GamePop est semblable à la Boxee de D-link, un cube biseauté à l’aspect très moderne.

Enfin la OUYA aborde un style "presse-papier", facilement démontable.

Cependant, c’est au niveau du modèle économique que se situe la principale différence entre les projets.

Tandis que la OUYA et le GameStick ont un fonctionnement dit classique : Achat de la console puis des jeux à l’unité, le GamePop propose un système d’abonnement, où, contre 7$ par mois, l'intégralité du catalogue est disponible en illimitée.

Avec une portabilité maximale, des prix compris sous la barre symbolique des 100$ et un line-up dévastateur (entre 200 et 500 jeux selon les consoles) ces machines ont des arguments à faire valoir en cette année 2013.

Néanmoins, certains points, certainement liés à la relative jeunesse de ces concepts nous laissent penser que la guerre menée contre les consoles «classiques» ne se fera pas sans accrocs :

Les spécificités techniques des micro-consoles ne peuvent évidemment rivaliser avec ce qui se fait sur PS4, XBOX ONE ou WIIU ce qui se justifie amplement au vu de leurs prix agressifs. Cependant, il est intéressant de constater qu’elles ne font aussi pas le poids face à nos tablettes et smartphones.
En effet,le site Futurmark a publié un classement de la puissance des appareils tournants actuellement sous Androïd et la OUYA ne se classe qu’à la 106e position.

De plus, selon les premiers retours des investisseurs Kickstarter, elle souffre de lags assez prononcé et d’une manette (avec surface tactile en façade) à la prise en main hasardeuse. Inquiétant pour une console censée sortir le moins prochain.

Cependant, la principale limite de ses produits réside pour moi dans leur mode de fonctionnement lui-même : l’adaptation sur télévisions de jeux destinés aux smartphones.

En effet, nous pouvons nous demander si, à l’heure actuelle, porter des jeux mobiles sur consoles est pertinent.

FIFA est l’exemple même du jeu qui n’est pas adapté pour 2 supports différents :
Conçu pour les consoles, il n’est pas agréable à jouer sur PC.

Deuxièmement, la nature et la qualité des jeux smartphone nous pousse à y jouer peu de temps par jour (15 minutes en moyenne selon O2)

De ce fait, il est peut-être optimiste pour les constructeurs de penser que
s’installer dans son canapé pendant quelques heures afin de jouer sur sa télévision à Jetpack Joyride fait fantasmer des milliers de personnes.

Certains diront que ces consoles sont le moyen de voir au-delà du système classique et de ses blockblusters à la Call Of Duty.

C’est vrai.
Cependant, les acteurs historiques du marché ont aussi leurs propres plateformes de jeux anti "bling-bling" :
Nintendo avec la Virtual Console ou Microsoft avec ses catégories Arcade et Indies Games.

Au final, l’idée de vouloir bousculer l’oligopole que nous subissons depuis 20 ans en proposant une nouvelle façon de voir les consoles était séduisante, néanmoins, ces projets sont-ils assez approfondis pour devenir crédibles sur ce marché ?

Avec en moyenne moins de deux ans de conception et un budget de développement ridicule face à celui de Microsoft, Nintendo ou Sony, ces néo-constructeurs se doivent de proposer des machines avec un réel avantage comparatif pour pouvoir exister durablement face à la concurrence.
Et malheureusement, à l’heure actuelle, ces produits semblent plus se positionner comme des extensions de nos smartphones que comme de réelles consoles.

Posté dans : Geek
Mots-clés : micro-consoles

Ajouter un commentaire