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Team Fortress 2

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5 000 ! C’est le nombre d’heures passées sur ce jeu et que je ne regretterai jamais. Cela peut sembler astronomique, mais je vais m’efforcer de vous faire comprendre et peut-être même de vous transmettre cette passion ardente qui me suit depuis 2011.

Comment tout a commencé

Tout commence en 2007. Mes parents achètent le PC familial sur lequel je fais mes premières armes en tant que développeur mais également avec lequel je découvre le monde des jeux vidéo en ligne. J’installe Quake 3 Arena (9 ans trop tard) et j’y passe quelques centaines d’heures poussé par un esprit sportif et une quête de l'amélioration dont je ne soupçonnais pas encore l’ampleur en ce temps-là. Par manque de joueurs actifs, je suis contraint d’abandonner cette pépite de l’histoire vidéoludique et je fais un virage à 180° : Dofus. Je quitte (temporairement) le monde du jeu de tir en vue à la première personne (FPS) en ligne au profit d’un jeu de rôle massivement multijoueur en ligne (MMORPG pour les intimes) dont je parlerai probablement plus en détail dans un prochain article.

En 2011, j’entame mon année de licence et c’est au même moment que je fais le meilleur choix de ma vie de joueur suite aux recommandations de mes camarades de classe : j’installe Team Fortress 2 (4 ans trop tard, je vis en décalage). Ce jeu est tout ce que j’avais pu chercher auparavant : un fort esprit de compétition tout en restant accessible aux plus grands débutants, une courbe de progression illimitée, une direction artistique impérissable et un gameplay inépuisable. Depuis, je n’ai jamais cessé d’y jouer.

Un peu d’histoire

Team Fortress 2 aurait dû sortir en 1999 comme suite directe de Team Fortress sorti en 1996, un mod (jeu créé à partir d’un autre) du jeu Quake fait par 3 développeurs qui rejoindront plus tard le studio Valve. Au lieu de ça, c’est Team Fortress Classic (aussi connu sous le nom Team Fortress 1.5) qui voit le jour en reprenant le moteur graphique et physique de Half-Life. Il pose les bases de ce que sera Team Fortress 2, à savoir un jeu de tir en vue à la première personne opposant deux équipes (Red et Blu), chacune composée de 9 personnages jouables ayant chacun des caractéristiques propres. Le jeu obtient des notes plutôt positives mais reste considéré par certains comme du sous-Counter-Strike. Ce n'est finalement qu’en 2007, lors de la sortie de l’Orange Box (pack de jeux édités par Valve, comprenant Half-Life 2, Portal et Team Fortress 2), que Team Fortress 2 crée la surprise. Valve est connu pour souvent laisser planer le doute quant à la sortie d’éventuelles suites (Half-Life 3 est attendu depuis octobre 2007…) et personne ne s’attendait à une suite de Team Fortress Classic.

Contrairement à son prédécesseur, le jeu ne se veut pas réaliste mais adopte un style diamétralement opposé avec des graphismes aux allures de cartoon (Cell Shading), un style décalé et des personnages délirants. Depuis 2011, le jeu n’est plus vendu mais est jouable gratuitement.

Les personnages

Parlons-en des personnages ! Il y en a 9. Tous ont bénéficié d’un traitement aux petits oignons et possèdent leur propre histoire que l’on peut découvrir au travers de vidéos introductives. Valve a su faire du très bon travail en attribuant à chaque personnage une personnalité décrivant parfaitement ses aptitudes au combat et le rendant attachant (petit point bonus pour les comédiens de doublage qui sont à mourir de rire). Pour s’en sortir au combat, il est essentiel de connaître les forces et les faiblesses de chacun afin de construire l’équipe avec la meilleure synergie.

Les personnages offensifs

Scout : il est le petit jeune de l’équipe. Originaire de Boston, son arrogance n’a d’égale que sa vitesse et son agilité. Il développe son style de combat autour de son fusil à dispersion, son pistolet et sa batte de baseball, et compense son manque de vitalité par des dégâts assez conséquents à courte/moyenne portée. Vidéo introductive du Scout

Soldier : malgré son nom, il n’a jamais été dans l’armée. Il est dépeint comme un Américain ultra-nationaliste très léger mentalement qui ne pense qu’à la guerre et à foncer dans le tas sans réfléchir aux conséquences. Il est toujours équipé d’un lance-roquettes, d’un fusil à pompe et d’une pelle, armes très efficaces à courte/moyenne portée. Son équipement lourd fait de lui un personnage assez lent, mais il a la possibilité de se propulser dans les airs en tirant des roquettes à ses pieds. Vidéo introductive du Soldier

Pyro : personnage non genré, on en sait finalement peu sur lui. On sait juste qu’il est un pyromane mentalement instable qui revêt en permanence une combinaison ignifugée et un masque à gaz. Certaines théories mettraient en évidence le fait qu’il ne s’agisse pas d’un être humain mais d’un singe. Il est équipé d’un lance-flammes, d’un fusil à pompe et d’une hache. Il est très efficace à courte portée et est le personnage le plus rapide après le Scout. Vidéo introductive du Pyro

Les personnages défensifs

Demoman : un Écossais noir, borgne et alcoolique. Il passe le plus clair de son temps à boire et à fabriquer des explosifs. Il n’est ni trop bête ni trop intelligent mais se distingue souvent par sa maladresse. Il se bat avec un lance-grenades, des bombes collantes avec détonateur à distance et sa bouteille de Scrumpy. Il remplit parfaitement son rôle de défenseur surtout grâce à son arme secondaire lui permettant de bloquer l’accès à certaines zones et de faire énormément de dégâts à beaucoup d’ennemis en même temps. Vidéo introductive du Demoman

Heavy Weapons Guy : il est Russe, massif, et n’aime qu’une chose : ses armes. Sa carrure le rend particulièrement lent, ce qui est aisément compensé par son arsenal : une mitrailleuse Gatling qu’il porte à bout de bras (il lui fait des câlins et la nomme Sasha), un fusil à pompe (qu’il remplace parfois par un sandwich pour les petits creux) et ses mains nues. Il est particulièrement efficace à courte portée et peut encaisser beaucoup de coups. Vidéo introductive du Heavy

Engineer : pur produit de la campagne texane, il est intelligent, détendu et toujours prêt à jouer de sa guitare ou de son banjo qui ne le quittent jamais. Il n’aime pas les efforts inutiles et met donc au point des inventions qui lui permettent d’être très efficace sans avoir à bouger de son transat. Il joue un rôle essentiel : équipé de sa clef à molette, il peut construire des tourelles, des distributeurs de soins et de munitions, mais également des téléporteurs permettant à ses alliés de rejoindre au plus vite une zone de conflit ! Il est le plus souvent utile dans un contexte de défense à courte/moyenne/longue portée. Vidéo introductive de l’Engineer

Les personnages de soutien

Medic : un docteur allemand pratiquant une médecine assez discutable le plus souvent sur des cobayes humains plus ou moins consentants. Il a beau être fou, il n’en reste pas moins un génie qui a créé un medigun : un canon qui émet un rayon soignant toutes sortes de blessures. Il a même la possibilité de rendre invincibles ses alliés pendant une courte durée. Un atout donc indispensable. Si vous croisez un Medic, attendez-vous à le voir accompagné d’un Heavy, un duo terrifiant. Vidéo introductive du Medic

Sniper : d’origine néo-zélandaise, il a été élevé dans l’outback australien. Il prend très au sérieux ce qu’il considère être un travail honnête (l’assassinat) et peut passer des heures à traquer et à observer une cible, bien que ses parents n’approuvent pas du tout ses choix de vie. Il ne sort jamais sans son fusil de précision, son pistolet-mitrailleur et son couteau. Le Sniper est excellent à très longue portée. Vidéo introductive du Sniper

Spy : un agent double français très mystérieux et toujours masqué. Il maîtrise l’art du déguisement, de la tromperie et de la dissimulation. Il semblerait qu’il ait eu une aventure avec la mère du Scout, ce que ce dernier a beaucoup de mal à accepter. Comme tout agent double qui se respecte, le Spy est équipé de gadgets dignes de James Bond, lui permettant de passer les lignes ennemies et de frapper là où ça fait mal (à savoir le dos… avec une lame… ouch). Sa capacité à neutraliser définitivement un adversaire d’un seul coup est équilibrée par la difficulté de se fondre dans la masse, sa vitalité assez faible et le fait qu’il n’est efficace qu'au corps-à-corps (dans le dos qui plus est). Vidéo introductive du Spy

Mes coups de coeur

Parmi ces 9 personnages, j’ai évidemment mes préférences. Le Heavy est, selon moi, le personnage le plus attachant. Un gros bébé aux plaisirs simples : la nourriture et les armes. Il bénéficie d’un doublage de qualité, que ce soit en version originale ou même en version française, avec des remarques toujours savoureuses ou des chants russes au beau milieu d’une salve de tirs.

Mais en dehors de l’univers fictif, ce sont le Scout, le Soldier et le Spy que je joue le plus. À haut niveau, ils sont assez exigeants à jouer et demandent des heures (jours ?) d’entraînement.

 

Les principaux modes de jeu

S’il y a bien une chose que l’on ne peut pas reprocher à Team Fortress 2, c’est la variété de son contenu et de ses arènes. Je ne peux pas couvrir l’ensemble des modes, je vais donc me restreindre à ceux qui sont les plus joués à bas comme à haut niveau (en compétition).

Charge utile

Le principe est simple : l’équipe Blu doit mener une bombe jusqu’au camp ennemi et la faire exploser. L’équipe Red va évidemment tout faire pour éviter cela. La charge est disposée sur un chariot de mine et avance en suivant une voie ferrée jusqu’à des points de contrôle (le dernier point étant le camp des Red). Attendez-vous à beaucoup de retournements de situation, une partie peut parfois se jouer sur les 10 dernières secondes dans un dernier élan de bravoure !

Capture de point

Les équipes Blu et Red ont exactement le même objectif : capturer tous les points de contrôle de leurs opposants. Les arènes sont symétriques et chaque équipe commence avec le même nombre de points de contrôle. Le combat sur la zone centrale est décisif sur le déroulement de la partie, puisque celui qui la capture se place automatiquement en tant qu’attaquant, obligeant l’autre équipe à battre en retraite. La communication, la coordination et les capacités individuelles sont les ingrédients nécessaires à la victoire.

Roi de la colline

Blu et Red doivent livrer un combat acharné pour contrôler un point unique pendant un temps imparti sur une carte symétrique. Si sur le papier le principe est simple, en réalité, il s’agit du mode le plus compliqué à jouer. Tout va très vite, et la perte d’un allié peut être synonyme de défaite. Réfléchir et agir vite est essentiel pour en découdre.

Les objets cosmétiques

Il s’agit d’un aspect incontournable du jeu. Être doué en combat c’est bien, être beau c’est mieux. Le jeu propose un nombre incalculable d’équipements cosmétiques loufoques laissant la possibilité au joueur d’imposer son style. Ils peuvent être remis aléatoirement en jouant au jeu, achetés dans la boutique ou récupérés dans une caisse d’objets (moyennant l’achat d’une clef pour l’ouvrir). Une véritable économie est née de l’échange de ces objets au sein de la communauté et les plus rares pourront parfois atteindre des sommes démesurées (jusqu’à 50 000€ !). Ce n’est pas pour rien que le jeu est surnommé par certains Hat Simulator.

Petit échantillon de ma collection (oui 30 pages de 50 objets, toutes remplies...)

Conclusion

Je pourrais parler de Team Fortress 2 pendant des heures. Je n’ai même pas abordé en profondeur la scène compétitive, la multitude d’armes alternatives, les techniques de déplacement, les stratégies, les modes d’entraînement, etc.

Il est difficile de ne pas tomber sous son charme et de ne pas passer un bon moment. Et même si, depuis mon arrivée chez idéveloppement, la raison a pris le pas sur la passion et que mon rythme de jeu s’est drastiquement amoindri, je ne peux pas m’empêcher régulièrement de relancer le jeu comme si c’était la première fois.

Je ne saurais que trop vous conseiller de vous laisser tenter et d’installer (gratuitement je le rappelle) ce jeu. Peut-être nous croiserons-nous un jour, en attendant voici quelques images pour vous mettre l’eau à la bouche 🙂

Posté dans : Geek
Mots-clés : FPS, jeu en ligne, jeu vidéo, Team Fortress 2

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