Le blog - idéveloppement : agence web Bordeaux utilise des cookies pour vous garantir une bonne expérience de navigation. Si vous continuez à visiter notre site, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies. En savoir plus

Wonder Boy III : The Dragon’s Trap

Aucun commentaire

Chez idéveloppement nous avons un amour inconditionnel pour les jeux rétro, et l’annonce de la sortie du remake de “The Dragon’s Trap” développé par Lizardcube et publié par DotEmu n’est pas passée inaperçue.

Mais avant tout, replongeons-nous dans le passé.

Wonder Boy c’est quoi ?

Une des meilleures séries de jeux sorties sur Master System dans les années 80. Pas moins que ça ! (Ne vous attendez pas à un jugement objectif, c’est la nostalgie qui parle.) Bon ok, certains volets ne sont clairement pas aussi bien que “Dragon’s Trap”, puisque c’est celui-ci dont la plupart des gens se rappellent. Il faut dire que l’éditeur “Sega” et le développeur du jeu “Escape” n’ont pas vraiment contribué à rendre simples le nom et la chronologie des différents jeux : le premier, “Wonder Boy” (aussi appelé “Super Wonder Boy”, ou bien encore “Revenge of Drancon”), le second “Wonder Boy in Monster Land”, le troisième “Wonder Boy III: Monster Lair”, le troisième bis (c’est là que ça se complique) “Wonder Boy III: The Dragon's Trap”, le quatrième “Wonder Boy in Monster World”, et enfin le quatrième bis “Monster World IV” (vous noterez le changement de nom en cours de route…).

Bref vous l’aurez compris ce n’est pas simple de s’y retrouver, sachant que la licence a également été portée sur différentes plateformes, et renommée quasiment à chaque fois.

Wonder Boy III : The Dragon’s Trap

Cet opus prend place directement après les évènements de “Wonder Boy in Monster Land” et sort en 1989 sur Sega Master System.

On y retrouve notre héros (sobrement nommé Wonder Boy, ou bien encore Book) dans le dernier niveau de celui-ci s’apprêtant à affronter le terrible Mecha Dragon. Mais ce dernier lui tend un piège et le transforme en homme lézard (Lizard-Man). S’annonce alors un long périple pour retrouver la “Salamander Cross” permettant à notre héros de retrouver sa forme humaine.

Si le jeu ne se distingue pas par un scénario hors du commun, il aura su tout de même séduire le public amateur d'épopées fantastiques, proposant au joueur un jeu beau, coloré (psychédélique ?), passionnant et original.

Oui, coloré j'ai dit... Oui, psychédélique j'ai dit...

Ryuichi Nishizawa, le créateur de la série, demande à son équipe ce qui lui plaît dans un jeu vidéo : on lui propose alors le jeu Wai Wai World, dans lequel il est possible de se transformer et d’acquérir différents pouvoirs en fonction. L’idée est adoptée, on a la base de ce nouveau Wonder Boy. Le titre propose alors une aventure non linéaire, avec pour hub principal le village “Alsedo” dans lequel le joueur commence vraiment l’aventure sous la forme de Lizard-Man.

 Mécaniques

Au cours de l’aventure le joueur va gagner de nouvelles transformations (que nous ne révèlerons pas ici) avec leurs particularités (marcher sur les murs, nager, voler, etc.). Le jeu prend alors un aspect RPG avec 3 caractéristiques différentes liées à chacune de ces transformations :

  • les AP (Attack Points, la force du héros)
  • les DP (Defense Points, l’armure du héros)
  • les CP (Charm Points, le charisme du héros)

Au fil des heures, il sera possible d’acheter des équipements permettant de modifier ces caractéristiques afin de redevenir aussi puissant que nous l’étions d’antan.

En plus de gagner de nouvelles transformations et équipements, le personnage gagnera des réceptacles de coeurs supplémentaires, ainsi que des armes à usage limité.

Encore une fois, le jeu n’invente rien, on retrouve bien à la source du Metroid, du Zelda, du Castlevania, etc. Mais c’est là que se trouve le véritable coup de force, dans ce savant mélange qui ne fait jamais dans l’excès et force le respect.

Le remake

Ce n’est pas la première fois qu’un remake de ce jeu est produit, mais jusqu’ici il s’agissait soit de portages, soit de jeux imitant l’original sans en reprendre toute l’essence. L’équipe de Lizardcube composée de 2 Français (cocorico) passionnés de l’époque 8-bits, Omar et Ben, nous en propose un énième. Alors là, attention, c’est du lourd ! Ils ne se sont pas contentés de faire un simple portage avec de jolis sprites. Non, le jeu a entièrement été recodé du début à la fin. Pour retrouver tous les secrets, toutes les mécaniques, tout ce qui fait de “The Dragon’s Trap” ce qu’il est, un énorme travail de rétro-ingénierie et de recherche a été effectué, épaulé par Ryuichi Nishizawa lui-même. Ben, en charge de la direction artistique, a effectué un travail titanesque faisant de ce remake un des jeux 2D les plus beaux auxquels j’ai pu jouer ces dernières années. Mais une image vaut mieux qu’un long discours :

La claque visuelle...

Le côté bande dessinée colle parfaitement avec l’univers et l’humour du jeu, et je me suis parfois surpris à rester béat devant la parallaxe donnant une réelle impression de vie dans ce décor mirifique.

Les musiques entièrement recomposées pour l’occasion par Michael Geyre, reprennent la trame originale, et encore une fois on ressent un soin du détail qui saura ravir les plus grands fans de la série.

Là où certains se seraient arrêtés ici (ce qui est déjà impressionnant), l’équipe de Lizardcube pousse la nostalgie encore plus loin, permettant ainsi de switcher à n’importe quel moment de la partie (immédiat, aucun chargement) entre les décors de ce remake et les décors de l’original, entre les musiques recomposées et les originales, entre les effets sonores recomposés et les originaux…

Par un simple appui sur une touche, on fait un bond dans le passé...

Un pari réussi

Je ne saurais que trop vous conseiller de jouer à ce jeu. S’il vous plaît, jouez-y, faites plaisir à vos yeux et vos oreilles. D’autant plus que le remake est sorti sur PS4, Xbox One et Nintendo Switch (la version que je possède), et sortira en juin sur PC. Vous n’avez aucune excuse pour passer à côté ! Cela fait une dizaine d’années que Omar rêve de faire ce jeu, et de le faire bien. Le pari est plus que réussi, et on ressent vraiment tout l’amour de l’équipe pour ce jeu, qui est et restera à mon sens, une des plus belles réussites de ces dernières années. Merci Lizardcube ! À quand le prochain remake ?

Posté dans : Geek
Mots-clés : jeu vidéo, retro, Wonder Boy

Ajouter un commentaire