Dungeons 3 : Jouer les gentils, ça va 5 minutes

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Ça fait longtemps qu'on n'a pas parlé de jeux vidéo, non ? Et bon, c'est bien sympa de parler de jeux comme Team Fortress 2 ou Horizon Zero Dawn, mais ça reste gentillet. Aujourd'hui je veux du méchant, du démoniaque, du maléfique... C'est parti, on va parler de Dungeons 3 !

Sorti en 2017 sur ordinateurs et consoles PS4 et Xbox One, Dungeons 3 est le troisième opus de la série Dungeons comme son nom l'indique déjà. Réalisé par Realmforge Studios et publié par Kalypso Media (à qui l'on doit notamment la série des Tropico), cette série de jeux de gestion et de stratégie en temps réel base son scénario sur un précepte simple : nous ne sommes pas le gentil de l'histoire... non ! Nous sommes l'exact opposé, le Mal absolu dont l'unique but est de détruire le Bien.

Le pitch (pas la brioche)

L'histoire de cet épisode se concentre sur l'elfe noire Thalya, fille adoptive du paladin Tanos. Ce dernier espère parvenir à soigner la malfaisance innée de la jeune fille et à l'empêcher de faire le mal. Mais c'était évidemment sans compter sur le Mal (avec une majuscule, celui-ci) qui saisit immédiatement cette opportunité en or et parvient à persuader l'elfe de devenir son lieutenant en chef.

Mais si le Mal est parvenu à réveiller la portion de malice qui dormait en Thalya, son pendant bienveillant n'a pas disparu pour autant. Tanos, bien conscient de cela, n'aura de cesse de vouloir ramener sa fille sur le droit chemin.

Sous les directives du Mal, et avec l'aide de nombreuses créatures terrifiantes sous ses ordres, la jeune elfe va devoir conquérir ce continent pour réduire à néant toute cette écœurante Bonté ambiante qui y règne, licornes comprises. Mais attention, les héros défenseurs du Bien ne sont pas complètement stupides et ne se laisseront pas faire sans réagir ! Dès que l'occasion se présentera, ils tenteront d'envahir le complexe souterrain pour y détruire le précieux cœur de donjon.

À gauche, Thalya (près du portail) et son armée ; au centre, un village des gentils qui n'a pas l'air très en forme ; à droite, le cœur de donjon à protéger à tout prix.

Une foultitude de monstres à votre service

Pour mener à bien sa mission, le terrible Mal absolu va devoir à la fois gérer son repaire souterrain mais aussi envoyer ses troupes à la surface pour combattre et massacrer les gentils héros qui y vivent (et tout le reste).

Grouillots, orcs, gobelins, diablotins, arachnides, morts-vivants... Les créatures au service du Mal ne manquent pas ! Et chacune saura se rendre utile à la gestion du donjon. De l'excavation de tunnels à la torture d'inconscients aventuriers tombés entre leurs griffes, en passant par la production de pièges machiavéliques pour protéger l'antre diabolique, ils exécuteront, normalement sans broncher, les ordres du Maître du donjon. Que de joyeusetés en perspective !

En contrepartie, le Mal sera bien avisé d'assurer le confort de ses sbires en leur garantissant couchages, boissons, lieux de soins ou de prière. Sans quoi ces bougres seraient bien capables de se mettre en grève ! Et les monstres en grève ne combattent pas les armées du Bien...

Car c'est là sa deuxième mission : envoyer ses troupes exterminer les habitants de la surface. Détruire les camps permettra ainsi de ralentir les intrusions de héros dans les souterrains, tandis que la capture d'îles du Bien offrira de la malfaisance, ressource essentielle au bon développement du donjon.

À gauche : des diablotins qui génèrent du mana ; au centre, de misérables aventuriers jetés dans la prison du donjon ; à droite, l'arbre des compétences et inventions à débloquer.

Qu'est-ce qu'on se poile !

Un des points clés de ce jeu réside dans l'absurdité et l'humour omniprésent dans son exécution. Nous serons accompagnés par le Narrateur, une voix off qui, non contente de juste narrer, s'appliquera à nous divertir. Oubliez le 4e mur, il sera détruit dès les premières minutes de jeu, quand le Narrateur mentionnera sans sourciller la fainéantise des développeurs du studio, interagira directement avec Thalya, ou modifiera les règles du jeu quand il sera contrarié.

Déjà rempli d'autodérision, le jeu n'hésitera pas non plus à jouer la carte de la pop culture, nous abondant de références, pas toujours subtiles. Ne soyez donc pas surpris de vous retrouver à combattre un nain nommé Grimli ou à batailler contre la cité de Soufflevent.

Le magicien Gants d'Alf et Conen le Barbier... vous voyez le genre ?

Autant de références à l'heroic-fantasy et de blagues potaches, bien qu'elles soient en quantité absolument démesurée, ne manqueront pas de faire sourire régulièrement tout au long des 20 niveaux de la campagne principale.

Du coup, c'est un jeu génial ?

Les avis semblent mitigés. On notera dans les points négatifs une certaine redondance dans les missions et dans le gameplay. Par ailleurs, le jeu qui semble se vouloir la suite spirituelle de Dungeon Keeper (publié par Electronic Arts en 1997) semble avoir déçu un certain nombre de fans de cette série.

Et malgré cela, il demeure selon moi un jeu à petit budget parfaitement distrayant et amusant. La direction artistique cartoonesque convient parfaitement au style et l'on notera notamment avec plaisir la transformation graphique des lieux du Bien lorsqu'ils sont envahis et capturés par les forces du Mal, ainsi que le changement d'ambiance musicale.

À gauche, une île du Bien en cours de capture ; à droite, la même île une fois convertie en île de Malfaisance.

Si la VO peut se targuer d'avoir conservé Kevan Brighting (entendu dans le jeu The Stanley Parable) pour jouer le narrateur dans cet opus, la VF n'est clairement pas en reste, avec des acteurs qui jouent le jeu et s'investissent à fond dans cet univers absurde.

En plus de la campagne solo, le jeu, disponible sur console et ordinateur (Windows, mais aussi macOS et Linux), propose également des niveaux aléatoirement générés et un mode multijoueur.

En somme, si Dungeons 3 n'est certainement pas le jeu de l'année (et ne l'était pas non plus en 2017), il n'en demeure pas moins un jeu distrayant qui a réussi à équilibrer habilement ses sections de gestion et de stratégie. Alors si vous le croisez en soldes prochainement, prenez un instant pour vous poser la question : vous n'en avez pas marre d'être toujours du côté des gentils ?

Posté dans : Geek
Mots-clés : Dungeons 3, jeu vidéo, ordinateur, PlayStation, Xbox

  1. Clément

    Je suis archi fan de ce jeu, j'y passe des heures

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