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Final Fantasy V

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Aujourd'hui, j'aimerais commencer cet article par un petit quiz. Selon vous, le scénario de Final Fantasy V, sorti sur Super Famicom en 1992, parle-t-il de dragons, de météorites ou de Cristaux élémentaires ? Si vous avez lu les précédents articles de cette série, vous avez certainement répondu, mauvaises langues que vous êtes, "de Cristaux élémentaires, bien sûr !". Et il s'avère que... vous avez raison (c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, n'est-ce pas ?). D'ailleurs, les trois réponses sont bonnes.

L'histoire de Final Fantasy V commence au château de Tycoon. Le roi, qui ressent un comportement étrange du vent, décide d'aller vérifier le Cristal du vent dans le temple qui lui est consacré, laissant à sa fille Lenna le soin de s'occuper du château en son absence. Mais en arrivant au temple, il assiste impuissant à l'explosion du Cristal. Lenna constate aussitôt que le vent s'est arrêté et, s'inquiétant pour son père, part immédiatement à sa recherche. Au même moment, un aventurier solitaire, Bartz, et son Chocobo nommé Boko voient s'écraser une météorite.

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Sur Super Famicom : l'écran de titre, le roi de Tycoon qui part vers le temple du vent sur le dos de son dragon Hiryu, et Bartz, Boko, Lenna et Galuf (voir ci-dessous), peu après l'écrasement de la météorite.

Bartz se rend sur le lieu de l'impact où il fait la connaissance de Lenna, qui passait justement par là pour aller chercher son père, et de Galuf, un vieil homme qui semble avoir perdu la mémoire. Tous trois décident de voyager ensemble jusqu'au temple du vent, mais il leur faudrait pour cela traverser la mer, et sans vent, difficile de naviguer sur un bateau ! Heureusement, le hasard fait bien les choses et l'équipe rencontre un groupe de pirates, dirigé par le capitaine Faris, qui dispose justement d'un navire capable d'une telle prouesse : c'est en réalité un dragon de mer, Syldra, qui tire le bateau.

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Sur Super Famicom : le dragon de mer Syldra, l'équipe qui vole sur le dos d'Hiryu dans l'overworld et la rencontre avec un Moogle, personnage qui deviendra récurrent dans les jeux vidéo de Square et dont nous parlerons plus longuement dans le prochain article.

Nous obtenons là notre équipe de quatre personnages, comme usuellement dans les Final Fantasy (excepté le IV) : Bartz, Lenna, Galuf et Faris. Le jeu dispose cependant d'un cinquième personnage jouable, Krile, la petite-fille de Galuf, qui viendra prendre la place de son grand-père plus tard dans l'histoire.

Quand ils parviennent enfin au temple, les quatre héros voient apparaître le roi de Tycoon, qui les appelle les "Guerriers de la Lumière" et les enjoint de veiller sur les autres Cristaux, apparemment menacés par une force maléfique. L'équipe se lance ainsi en quête des trois autres Cristaux élémentaires.

Ce premier Cristal offrira également aux personnages la première série de Jobs, fonctionnalité déjà présente dans Final Fantasy IV. Ici, le système est néanmoins remanié et sacrément complexifié. Il existe une totalité de 22 Jobs, qui sont acquis au fur et à mesure de la découverte des Cristaux. Beaucoup sont repris de l'épisode précédent, mais on note l'arrivée de nouvelles classes, comme le Mage Bleu qui est capable d'apprendre les techniques spéciales des ennemis pour les utiliser contre eux, le Berserker qui frappe, frappe et refrappe sans que le joueur ne puisse faire quoi que ce soit pour l'en empêcher, le Dresseur qui peut capturer un monstre ou en prendre le contrôle pour le retourner contre ses petits camarades (les camarades du monstre, hein, pas du dresseur !), ou encore le Chimiste qui concocte des élixirs de toute sorte...

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Les apparences distinctes des cinq personnages jouables, dans 21 Jobs différents (je ne peux pas vous montrer le 22e sans vous spoiler un bout du scénario...), découpées avec amour par votre serviteur.

A force de gagner des combats, chaque personnage augmente le niveau de son Job et peut ainsi débloquer des capacités spécifiques. Et c'est là que les choses se corsent : à partir du moment où un héros a appris une capacité spéciale, il est possible de la lui attribuer alors même qu'il a changé de Job. Ce système permet ainsi de créer, par exemple, un Chevalier qui fait de la magie noire, ou un Mage du Temps capable de dresser des monstres. La vraie difficulté réside finalement dans la liberté donnée au joueur, qui a vite fait de trop s'éparpiller entre les diverses compétences disponibles. Au delà de cette évolution des Jobs, on conserve cependant les mêmes fonctionnalités que dans l'opus précédent.

Pour ce qui est du scénario, en comparaison de celui, sombre et macabre, de Final Fantasy IV, on a là une histoire plus légère. Bon, la trame de Final Fantasy V n'est pas pour autant joyeuse, hein : le monde est en péril, les éléments se déchaînent et le grand méchant du jeu, Exdeath, est vraiment très méchant. Mais le tout est quand même moins oppressant que dans l'épisode précédent, et on a même droit à de petites touches d'humour, çà et là dans les dialogues, qui viennent agréablement rafraîchir l'atmosphère.

Cet épisode de Final Fantasy ne sera pas traduit pour la Super Nintendo, apparemment en raison de la complexité de création des personnages, à laquelle les joueurs américains étaient moins habitués. Mais comme les autres épisodes, Final Fantasy V finira par franchir les frontières du Japon lors de sa réédition sur PlayStation en 1999, sur Game Boy Advance en 2001 et sur iOS et Android en 2013.

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De gauche à droite, la jaquette du jeu sur Super Famicom, PlayStation et GBA.

 On se retrouve dans quinze jours pour Final Fantasy VI et le retour des problèmes de nommage !

Posté dans : Geek
Mots-clés : Final Fantasy, jeu vidéo, Nintendo, Super Famicom

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