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Le Dark Web, l'autre internet

2 commentaires

On emploie souvent l'expression "la partie immergée de l'iceberg" quand on veut parler d'un phénomène masqué. Eh bien, le Dark Web, c'est un peu l'iceberg caché du monde des internets : en effet, 80% des pages dans le monde sont invisibles pour le commun des surfeurs.

Car le Dark Web, ou Deep Web, est en fait l'ensemble des pages non indexées par les moteurs de recherche (du type Google). Un amas de données à l'abri des regards indiscrets.
Et si une grande partie du Deep Web est tout à fait inutile, on trouve de véritables curiosités sur cet espace obscur.

La plus connue d'entre elles est sans aucun doute "Silk Road" (la route de la soie), un véritable Dark Ebay, où s'échange via BitCoin (la monnaie cryptée d'internet) à peu près tout ce qui est interdit sur le web "classique" : drogues, films pédophiles ou encore location de tueur à gages. Oui oui.

Sur "Coin Frog" il est possible de blanchir de l'argent, "All Purpose identity" propose la fabrication de fausses pièces d'identité, "EuroArms" permet d'acheter des armes que même dans Call Of Duty elles existent pas ! Un havre de paix et de douceur, en somme...

Et si le FBI a, en octobre 2013, mis hors-ligne Silk Road, ce dernier était de nouveau disponible moins d'un mois après. Car c'est bien le problème (ou l'avantage) de ce web caché : l'anonymat dont bénéficient les "alternautes" rend toute action des autorités extrêmement complexe !

C'est aussi cet anonymat qui permet à des groupes terroristes, néonazis ou pédophiles de communiquer sans s'inquiéter de possibles répercussions ; leur sécurité étant assurée par des protocoles informatiques de type TCP rendus invisibles par des réseaux superposés.

Connexion à Tor

Le plus connu de ces réseaux se nomme Tor (The Onion Router). C'est un réseau composé de nœuds en oignons (d’où le nom) qui permet de "masquer sa connexion" en faisant transiter une requête (par exemple une connexion à Silk Road) par plusieurs ordinateurs avant d'atteindre sa "cible". C'est cette multiplication des points d'entrée qui rend impossible (ou extrêmement complexe) toute tentative de remonter jusqu'à l’émetteur de la requête.

À l'origine, ce procédé était utilisé par l'US Navy pour protéger ses communications. En gros, ça rigole pas !

Mais tout n'est pas dark sur le Dark Web. Certains sites ont pour seule vocation d'apporter savoir et connaissance au plus grand nombre. On y trouve par exemple l'intégralité de WikiLeaks, des sites de bidouillages informatiques en tout genre ou encore des espaces de stockage sans limite de poids (un mégaupload illimité et gratuit pour tous, en fait).

A l'heure des révélations de Snowden et de la promulgation de la Loi de Programmation Militaire en France, le Dark Web prend tout son sens. Mais un réseau libre et anonyme doit-il nécessairement être dénué de tout contrôle et permettre toutes les dérives ?

Posté dans : Geek
Mots-clés : dark web, internet, silk road, tor

  1. Isabelle

    Amazing !
    Et tout le monde peut y accéder ?
    J'adorerai voir ça !!

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    1. Yann

      Oui, à condition d'avoir les outils (informations disponibles sur le site de Tor) et de savoir ensuite sur quel site aller. 😉

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