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[Mémoire] #2 - Avec des ouvrages littéraires, l'histoire du webdesign tu retraceras

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Nouvel article sur notre série consacrée au mémoire que j’ai rédigé cette année au sein d’idéveloppement. Après vous avoir rapidement décrit le contexte et les enjeux de cet exercice, entrons maintenant dans le vif du sujet : le webdesign.

Mais… le webdesign, c’est quoi exactement ?

Répondre à cette question est aujourd’hui encore source de débats, surtout en France. Histoire d’être sûre de moi, j’ai ouvert différents dictionnaires et croisé une multitude d’articles pour essayer d’établir “LA” définition du WD. Pour commencer, coupons la poire en deux. J’imagine que vous avez une idée générale de ce qu’est le web, attardons-nous seulement sur ce qu’est le design.

Le design

Contrairement à son utilisation biaisée en français, le terme design ne qualifie pas quelque chose de beau, moderne ou esthétique (à partir de maintenant vous pouvez arrêter de dire “j’adore, c’est hyper design” : ça ne veut rien dire). L’utilisation de ce mot est bien plus précise, je vous invite d’ailleurs à étudier les définitions latines et anglaises du terme pour en comprendre sa complexité.

This is my design - Will Graham et HannibalJ'espère que vous serez nombreux à avoir la référence...

Apparue à l’époque de la révolution industrielle, la notion de design se traduit par un processus de création complexe qui cherche à résoudre un problème ou à améliorer quelque chose.

A partir de cela, nous pouvons grossièrement conclure que le webdesign représente la réflexion menée autour de la conception d’une page web. Elle prend en compte les nombreuses contraintes liées à sa réalisation (techniques, économiques, temporelles, etc.) ainsi que les besoins de l’utilisateur (usage) et du client (business).

Le web design comporte de nombreux aspects allant de l’esthétisme à l’architecture de l’information tout en passant par l’interactivité et l’expérience utilisateur. Nous pouvons le diviser en 3 grands “pôles” d’intervention : le design graphique (aspect de communication visuelle pure : couleurs, formes, typographies), le design d’interface (aspect structurel : ergonomie, architecture) et le design d’interaction (aspect utilisation : affordance, animation, comportement, parcours utilisateur)

Tendances d’hier et d’aujourd’hui

Le webdesign est donc né avec le web en 1990 (coucou Tim Berners-Lee) et depuis ce jour-là les choses ont beaucoup évolué. Pour les plus nostalgiques d’entre vous, n’hésitez pas à vous régaler avec cet article présentant nos sites favoris il y a 10 ans. En revanche, les premières pistes de design web apparaissent entre 2004 et 2006, où les concepteurs tentent de se rejoindre sur deux styles : le lien avec la nature (texture bois/métal/cuir, modifs nuage/fleur/tâche, effet miroir/polissage) et l’aspect marketing fort (effet starbust, labels et badges qualités, couleurs flashy) le tout se basant sur une structure en 5 pièces :

structure-5-pieces-memoire-webdesign-ideveloppement

Le skeuomorphisme commence à s’imposer dès 2007. Cette grande tendance du WD se caractérise par l’utilisation systématique de textures (papier, bois, cuir), de motifs, et d’effets de lumière (ombrage, réflexion). Les graphismes sont composés d’éléments issus de la réalité illustré en 3D (épingles, trombones, bouton de volume de radio, etc.). Des styles indépendants tentent de faire face mais persistent rarement plus d’une année.

L’année 2010 marque un véritable tournant dans l’évolution des pratiques. Le minimalisme se positionne comme tendance phare (et opposée au skeuomorphisme), amenant les sites à s'habiller d’interfaces épurées et spacieuses : textures et effets discrets voire inexistants, jeu de typographie, accent sur l’espace, importance de la photographie. Le but est de supprimer tout superflu pour mettre en avant le contenu.

flat-vs-realism-memoire-webdesign-ideveloppement Si vous êtes passés à côté de ce site, foncez dès maintenant : http://www.flatvsrealism.com/

Le Flat design pose ses valises dans le pays du web design en 2013, apportant avec lui certaines solutions aux problèmes soulevés par le responsive, de plus en plus utilisé. L'abandon complet des fioritures allège à la fois l’interface et le poids du site. On se concentre uniquement sur la hiérarchisation du contenu par le biais de jeux de couleurs (en aplat), d’uniformisation (suppression des effets), de typographie stylisée et l’importance de la grille.

Si le design plat reste en vogue encore aujourd’hui, les designers ont néanmoins réalisé qu’il apportait certains problèmes d’utilisabilité, notamment à cause de l’absence d’ombre et de profondeur. En effet, le centre même du processus de web design est de répondre à l’utilisateur. Si celui-ci ne peut utiliser l’interface correctement c’est parce qu’une faille est apparue dans une des phases du processus. En juin 2015, Google publie les guidelines du Material Design, présentant un condensé de recherches centrées utilisateurs pour répondre aux problèmes du Flat.

Je vous laisse avec cette timeline très condensée des tendances web depuis 2004. Pour les plus intéressés, quelques ressources intéressantes sur le sujet :

Ressources :

  • SANCHEZ Sophie, URVOY Jean-Jacques. Le design, de la conception à la mise en place du projet. Eyrolles, 2009
  • PIGNIER Nicole, DROUILLAT Benoît. Le webdesign : Sociale expérience des interfaces web. Editions Hermes Sciences Publications. 28 juin 2008
  • Arborescence détaillée des différents domaines de design sur le site de l’Alliance Française des Designers.
  • NIELSEN Jakob, LORANGER Hoa. Site Web : priorité à la simplicité. Paris ; Berkeley : CampusPress, 2007. 403 p. ISBN 978-2-7440-2152-7

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Posté dans : L'agence, Métier du web
Mots-clés : agence web, webdesigner

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